Article issu du site national du SNES.

La publication dans le Figaro d’un éditorial et d’un article mensongers au sujet de l’inscription du tome 3 des mémoires de Charles De Gaulle au programme de littérature de terminale L a déclenché une polémique et un buzz médiatique tendancieux et disproportionné.

Les faits doivent être rétablis :

- Contrairement à ce qui est dit ou écrit çà et là, le SNES n’est pas à l’origine de la pétition qui a déclenché ce vacarme médiatique ;

- Le SNES s’était adressé dès le mois de février au ministère (DGESCO) et à l’Inspection Générale pour s’étonner de cette décision et faire part des interrogations et des désaccords qu’elle provoquait.

- Il avait précisé sa position dans un communiqué de presse

- Les interrogations du SNES sont d’ordre pédagogique (pertinence de cette œuvre dans le cadre d’un enseignement de littérature dans la série L, déséquilibre du programme qui comporte 3 œuvres du XXe siècle), et non du fait d’une appartenance politique de son auteur, le SNES n’ayant jamais contesté l’étude d’œuvres d’auteurs au nom de leur couleur politique ! Lire le détail de l’analyse du groupe lettres.

Cette polémique ayant le SNES pour cible, apparaît quelques jours après la diffusion, pour le moins bien embarrassante pour le ministre, des fiches Chatel aux recteurs sur les « leviers de suppressions de postes dans l’Education nationale » ! Un coup médiatique pour éteindre un incendie ?

Le SNES ne souhaite pas entrer dans cette spirale mortifère d’un débat instrumentalisé politiquement. Il a simplement communiqué un démenti auprès des agences de presse sur sa supposée paternité de la pétition a participé auxdébats télévisés ou radio qui semblaient pouvoir conserver une approche raisonnable de cet événement et fait publier par le Figaro le rectificatif suivant :

“Dans votre numéro du 2 juin, nous avons découvert avec stupéfaction un article dans lequel vous attribuez au SNES-FSU l’origine d’une pétition sur les « Mémoires de Guerre » du Général de Gaulle. Nous tenons à faire savoir que nous ne sommes pas signataires de cette pétition, que nous ne l’avons pas écrite et qu’elle ne se trouve pas sur notre site. Cet article, très tendancieux par ailleurs, a donc été rédigé sur la base d’informations fausses. On ne peut au minimum que s’inquiéter d’une telle légèreté dans le traitement de l’information de la part d’un quotidien national tel que le vôtre. ”