GROUPE DE TRAVAIL CHARGE DE L’AFFECTATION DES STAGIAIRES I.U.F.M (24 AOUT 2006) : DECLARATION F.S.U. ( SNES - SNESup )

Concernant les recrutements, nous sommes scandalisés par la décision du gouvernement de supprimer 15 000 emplois de fonctionnaires, dont plus de 5 000 pour le second degré ce qui porte à 25 000 le nombre de postes supprimés en quatre ans.

Dans ces conditions, comment sera-t-il possible de relever les défis qui se profilent pour l’Education nationale ? Comment sera-t-il possible de répondre aux attentes des élèves et de leurs parents ?

Nous sommes également choqués de voir le nombre des concours qui seront fermés lors des prochaines sessions.
Nous verrons se confirmer plusieurs tendances :

-  le tassement, sinon l’arrêt des recrutements en langues à faible diffusion,

-  l’arrêt des recrutements de certifiés en STI,

-  la volonté du ministère de ne plus ouvrir, autant qu’il est possible, qu’un seul concours par champ disciplinaire (ex : fermeture des CAPET STI et maintien des PLP équivalents),

-  l’épuisement des possibilités de titularisation des non-titulaires, avec les fermetures de concours internes et l’arrêt des concours réservés et examens professionnels.

Sur les mentions complémentaires, nous rappelons notre opposition radicale à ce dispositif. Nous condamnons son extension à de nouvelles disciplines alors qu’aucun bilan n’a été tiré de la première session. Nous nous opposerons à toute tentative d’individualisation des carrières pour les lauréats de mention complémentaire. Dix ans après l’arrêt de recrutement des PEGC et la prise de conscience des difficultés à enseigner deux disciplines, le Ministère ressort les « vieilles lunes » et voudrait nous faire croire que 24 heures de formation dans l’année pour la seconde discipline suffit à former correctement un enseignant ! ! !

S’agissant de l’année de stage proprement dite, force est de constater que les mêmes problèmes se retrouvent d’une année sur l’autre sans que l’Administration fasse le nécessaire pour y remédier :

-  calendrier d’affectation des stagiaires beaucoup trop resserré, en particulier pour ceux qui viennent
de très loin (cf stagiaires originaires de 25 académies différentes) et qui en l’espace de quelques jours vont devoir chercher un logement, déménager, prendre contact avec leur établissement et préparer leurs premiers cours ...

-  stagiaires considérés comme des moyens d’enseignement mis à disposition des rectorats pour
procéder à des ajustements de fonctionnement des établissements (système des « bouche-trous »). Cette logique de gestion ne permet pas d’offrir des conditions de formation satisfaisantes. Aussi, réaffirmons-nous notre demande de voir les stagiaires affectés sur le service du conseiller pédagogique comme cela se fait parfois dans le privé.

-  stagiaires affectés dans un établissement où il n’y a pas de conseiller pédagogique.

-  stagiaires affectés loin de leur centre de formation ( exemple : un support à Fayl la Forêt en
Histoire-Géographie alors que la formation didactique a lieu à Reims ! ), notre académie étant particulièrement étendue. Cela entraîne des frais pour les stagiaires ( outre la fatigue) et aussi pour le service public.

Soulignons, pour finir sur une note positive, qu’un seul des quatre stagiaires de Lettres Classiques fera son stage en lycée où il est impossible de leur proposer du Latin ou du Grec dans le cadre des 6 heures maximales de service hebdomadaire ! S’ils veulent enseigner des langues anciennes sans attendre le stage de pratique accompagnée, c’est en sus de leur service et en toute illégalité...Gageons que l’an prochain tous les supports seront implantés en collège !

Nous regrettons que nos propositions concernant l’implantation des supports stagiaires n’aient toujours pas été prises en considération.

Nous demandons à nouveau que les IPR soient vigilants en ce qui concerne les classes attribuées aux stagiaires. En effet, même si les textes ne l’interdisent pas formellement, il ne nous semble ni judicieux ni souhaitable de confier à des stagiaires la responsabilité des classes à examen quand la discipline ne l’impose pas.

Nous souhaitons enfin que les problèmes de distorsion horaire entre les arrêtés d’affectation et les services imposés au niveau des établissements rencontrés l’an passé ne se reproduisent pas.