Etaient présents 13 documentalistes de collèges et 6 de lycées.

Après un tour de table pour faire connaissance, diverses questions sont abordées :
l’atmosphère générale dans les CDI, qui n’est pas au beau fixe, et un débat a lieu sur les différents personnels qui y travaillent :
Dans environ la moitié des CDI le documentaliste est seul. Dans les autres, il est aidé par un CAE ou un assistant d’éducation avec des horaires allant de 20h à 27 h 30. Parfois ces personnels partagent leur temps entre divers lieux. Par ailleurs sont présents, avec des horaires là encore extrêmement divers, des TZR et des collègues en réadaptation.

Les collègues se demandent pourquoi les horaires sont aussi variés et variables. Nous décidons d’envoyer un courrier au Recteur et à l’IPR Vie scolaire pour demander des explications et protester à nouveau contre l’ouverture des CDI pendant les plages horaires où les enseignants documentalistes sont absents.

On parle encore une fois de la distribution et du ramassage des manuels scolaires. Il n’est mentionné nulle part que le documentaliste doit effectuer seul ces tâches. Il faut négocier avec le chef d’établissement.

Les documentalistes récemment nommées posent le problème de leur note administrative trop basse : là encore il faut négocier avec son chef d’établissement qui peut « faire un effort ».

Enfin divers sujets sont évoqués dont :
- les mutations et le probème de la bonification ZEP qui va être supprimée
- la déclaration des livres achetés à S.O.F.I.A. : conclusion il est urgent d’attendre !

L’après-midi, nous sommes rejoints par Jean-Pierre Hennuyer, responsable national des documentalistes du SNES.
Il fait d’abord le point sur les postes aux concours : 180 au CAPES externe, 50 à l’interne et 20 au concours 3e voie.
Il existe toujours des postes vacants non publiés par certains recteurs. En Corse, il y a 15 postes bloqués pour des collègues en réadaptation. A Toulouse où la Rectrice avait demandé qui voulait se reconvertir au CDI, il y a eu 300 dema.ndes.
Des collègues en réadaptation sont mis en responsabilité au CDI sans formation ni dispositif d’appui.

En ce qui concerne la circulaire du Recteur de Poitiers,
http://www.snes.edu/docs/spip/article.php3?id_article=863 charte d’utilisation des CDI : l’IPR aurait dit : « C’est pas moi, c’est le recteur ! » Le SNES a critiqué l’opportunité et le contenu de cette circulaire. Il existe toujours des circulaires académiques de qualité variable. La circulaire nationale est toujours en attente. Un groupe de travail a travaillé l’an dernier au Ministère. Le projet a été transmis au MEN. Le projet de Durpaire semble être dans un tiroir. Et M. Durpaire continue à tourner dans les Académies : Amiens, Besançon. Mais l’IG EVSrefuse de recevoir le SNES.

Des jeunes collègues demandent où en est la politique documentaire.
Celle-ci semble un peu au point mort.Pourtant, dans notre région, on pousse des stagiaires cette année à faire leur mémoire sur ce sujet.Dans un lycée, il y a eu des réunions, mais la documentaliste pense que, à partir du moment où un projet a été déposé par elle, c’est au chef d’établissement de convoquer les groupes de travail.
Cette politique documentaire pourrait être utile si son application entrainait enfin l’idée qu’une formation des élèves à larecherche documentaire est nécessaire. Ce qui justifierait le fait de demander des postes supplémentaires au concours.JP Hennuyer rappelle la pétition nationale http://www.snes.edu/docs/spip/article.php3?id_article=833

B2i : dans un collège, la documentaliste a une heure de décharge pour coordonner le B2i avec d’autres intervenants.
Certains item du B2i reposent sur des compétences liées à la documentation et peuvent être validés par le documentaliste. A plus ou moins long terme, nous serons tous concernés.

Des collègues demandent des informations sur l’ENS. Dans les Ardennes, le Conseil Général prend en charge le coùt pour les établissements qui en font la demande. (à faire en ce moment auprès du CDDP). L’utilisation de l’ENS est encore freinée par de nombreux problèmes liés à la gestion des réseaux d’ établissements.

Kiosque ONISEP
Le kiosque paraît bien cher à tout le monde. Les établissements qui le possèdent l’ont souvent grâce à une dotation du conseil général (après rénovation du CDI) ou du conseil régional.
Jean-Pierre Hennuyer rappelle que les abonnements sont désormais payants : il s’agit d’Infosup, des Dossiers et de Parcours au lycée. Seuls demeurent gratuits Voie Pro et Zoom sur les métiers en collège.
Les documentalistes du S4 ont assisté au Collectif national des Co-psy. On y a constaté que l’auto-doc était un système plus structuré que le Kiosque. Il est plus difficile de collaborer dans le cadre de celui-ci avec les Co-psy. Avec l’idée à long terme que les outils du Kiosque pourront remplacer les Conseillers d’Orientation, le côté « humain » et pédagogique étant assuré par les documentalistes et professeurs principaux. Une collègue trouve le mobilier moderne plus attractif pour les élèves.

Une réunion est programmée à l’initiative de la FADBEN avec les syndicats pour protester contre la réduction des postes aux concours.

Rappel de l’adresse nationale des documentalistes documentalistes@snes.edu et du site national des documentalistes : www.snes.edu/docs/spip où l’on peut ,entr’autres, lire ou donner des témoignages sur le quotidien des enseignants documentalistes.